
On me demande souvent quel matériel j'utilise. C'est rarement la bonne question. Une image qui marque n'est pas d'abord une image nette : c'est une image juste.
Avant chaque projet, je cherche l'intention. Que doit ressentir la personne qui regarde ? À partir de là, la lumière, le cadre et le rythme deviennent des outils au service d'un récit, pas des effets.
C'est cette hiérarchie — l'émotion d'abord, l'esthétique ensuite — qui distingue un contenu qu'on scrolle d'un film dont on se souvient.